Le livre Delhi & Mumbai est disponible à Paris dans les librairies Libres Champs et Livres et Objets du Monde, à Nantes dans les librairies Vent d’Ouest LU, Géothèque, Coiffard, Durance, Hab Galerie et Fnac et partout dans le monde sur commande.


Laurent Ouisse 

Né à Nantes en 1963 (France), photographe indépendant depuis les années 90,
il a développé son travail en contact étroit avec des plasticiens, peintres, danseurs
et metteurs en scènes. Il photographie la scène du théâtre de rue avec des compagnies
comme Royal de Luxe, Magma Performing Théâtre. Il publie chez Actes-Sud dans
Le Grand Répertoire - Machines de Spectacle de François Delarozière. En 2010,
il obtient le 2 ème prix du public au Festival International de l’Image Environnementale (FIIE) à Paris
avec un sujet sur Delhi et Bombay. En 2015, il participe à Moving Image Pondy Art à Pondicherry en Inde.
Adepte d’une « street photography » inspirée, toute en mouvement, Il publie en Nov 2015 sa première monographie
" Delhi & Mumbai" fruit de ses travaux sur les deux mégapoles indiennes.


« Les premières cathédrales que j’ai aperçues sont des cargos, à Donges, sur l’estuaire de la Loire

Enfant, je ne voyais vraiment pas où la planète, en partant de St Nazaire où Nantes, pouvait s’arrêter.
Elle avait plutôt l’air de tourner et dans ma tête de gosse, elle se riait des distances et du temps,
des océans, des nationalités. Tout cela me semblait amical et ouvert, très excitant.
Aujourd’hui, de manière naturelle, Nantes est mon port d’attache ».
Demandez lui où il a appris la photographie, Laurent Ouisse vous répondra : « Au Louvres, devant les toiles . »
D’abord intimidé par le patrimoine photographique, il choisit de ne pas le regarder dans les yeux,
mais s’offre un détour, un autre panorama, qui le ramène bientôt parmi les grands noms de la photographie,
à la place qu’il s’est lui-même choisie, parce qu’elle lui ressemble.Il parle aussi volontiers poésie et philosophie.
Mais de sa formation technique à Tours et à Paris, il ne dit presque rien. Il a toujours eu l’œil ailleurs.
Les musées, d’abord. Le voyage ensuite- à dix neuf ans la Grèce, l’Afrique occidentale, avant trente ans,
les routes des transports internationaux.
Ont plus compté pour lui encore les ateliers d’artistes plasticiens, la scène du théâtre de rue, qui sont
devenus les chantiers qu’il fréquente au long cours. Les milieux de la création et l’ailleurs géographique ont été
le creuset où Laurent Ouisse a trouvé le fluide au cœur du processus photographique, le courant autonome à
qui il laisse libre cours aujourd’hui, au plus près de ce qu’il cherche, de ce qu’il capte un peu partout dans le monde :
de l’à-part, de l’ailleurs à ravir dans l’ici. Il parle volontiers d’expérience.
Laurent Ouisse ne fait pas de cliché. Il arpente et prend des notes dans le bloc-notes idéal qu’est pour lui
la photographie. Son œuvre tient du carnet de voyageur inspiré et sensible.

Dominique Landais 
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